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la Côte d'Ivoire veut passer à l'expérimentation

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la Côte d'Ivoire veut passer à l'expérimentation

Blockchain et actifs numériques

10/5/2026

SAIDOU SOW

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Le vendredi 2 octobre 2026, Abidjan accueillait le séminaire international « Technologies blockchain & actifs numériques : quelles perspectives en Côte d'Ivoire ? ». À l'ouverture des travaux, le ministre de la Transition numérique et de l'Innovation technologique, Djibril Ouattara, a réaffirmé l'ambition du gouvernement d'accompagner ces technologies de façon responsable, sécurisée et encadrée.

La Côte d'Ivoire continue d'avancer sur le terrain des technologies émergentes. Réunis à l'espace Latrille Event, aux Deux-Plateaux, experts, institutionnels et acteurs du secteur ont échangé sur la place que la blockchain et les actifs numériques peuvent occuper dans la transformation de l'économie nationale. Le message porté par le ministère est clair : l'État ne veut pas freiner l'innovation, il veut lui donner un cadre.

Organisé sous le haut parrainage du ministère, le séminaire était co-organisé par le VITIB (Village des technologies de l'information et de la biotechnologie) et Valoores Africor. Il a bénéficié du soutien de plusieurs acteurs publics et privés, parmi lesquels l'ARTCI, la SNDI, l'ANSUT, la LONACI, CBX Group, Expertises Tax & Legal, SYCAD et Dowjil Capital. La présence du régulateur des télécommunications et des structures publiques du numérique à côté d'acteurs financiers et de conseil montre que le sujet n'est plus cantonné aux passionnés de crypto : il entre dans les discussions institutionnelles.

Cinq chantiers identifiés

Le ministère a cité plusieurs domaines dans lesquels la blockchain pourrait apporter des réponses concrètes :

  • la traçabilité des chaînes de valeur agricoles,
  • la sécurisation des transactions,
  • l'authentification des documents,
  • la fiabilisation des titres fonciers,
  • la tokenisation des actifs.

Cette liste parle directement aux réalités ivoiriennes. Pour un pays dont l'économie repose en grande partie sur l'agriculture, et notamment sur le cacao, pouvoir suivre un produit du champ jusqu'à l'export est un enjeu de compétitivité et de conformité face aux exigences des marchés internationaux. Le foncier est un autre dossier sensible : des registres infalsifiables et consultables pourraient limiter les litiges et renforcer la confiance des investisseurs. Quant à l'authentification des documents, elle touche aussi bien les diplômes que les actes administratifs, deux domaines où la fraude reste un problème réel.

Protéger les citoyens sans étouffer l'innovation

Pour le ministre, tout l'enjeu consiste à bâtir un environnement de confiance, capable à la fois de protéger les citoyens et de laisser l'innovation se développer. L'équilibre est délicat. Les actifs numériques attirent de plus en plus de jeunes Ivoiriens, mais l'absence de repères clairs les expose aussi aux arnaques et aux plateformes peu sérieuses. Un cadre lisible profite donc à tout le monde : aux utilisateurs, qui gagnent en sécurité, et aux entrepreneurs, qui savent enfin sur quelles règles construire.

Le bac à sable réglementaire comme méthode

Le ministre a appelé les acteurs à « passer du dialogue à l'expérimentation », en s'appuyant sur des cas d'usage concrets et sur des mécanismes de sandbox réglementaire.

Le principe d'une sandbox, ou bac à sable réglementaire, est simple. Une startup ou une entreprise peut tester une solution innovante dans des conditions réelles mais limitées, sous la supervision des autorités, pendant une durée définie. Le régulateur observe, comprend les risques et ajuste ses règles en conséquence, plutôt que de légiférer à l'aveugle. Plusieurs pays ont déjà adopté cette approche pour la fintech, et elle s'avère souvent plus efficace qu'une interdiction ou qu'un laisser-faire total.

Ce que cela change pour l'écosystème ivoirien

Ce signal politique ouvre une fenêtre d'opportunité pour les développeurs, les startups et les porteurs de projets Web3 en Côte d'Ivoire. Si des sandbox voient effectivement le jour, les projets les mieux préparés, avec un cas d'usage solide et une vraie compréhension des enjeux de conformité, seront les premiers à en profiter.

Cela pose aussi une question de compétences. Des solutions de traçabilité agricole ou de gestion foncière sur blockchain demandent des profils formés, capables de concevoir, sécuriser et auditer ces systèmes. La demande va croître, et c'est maintenant qu'il faut se former.

Chez Blockchain Olam, nous suivrons de près les suites concrètes de ce séminaire : textes réglementaires, appels à projets, lancement éventuel de sandbox. Pour être informé dès qu'une opportunité s'ouvre, suivez notre chaîne WhatsApp et nos réseaux.

Source : Ministère de la Transition numérique et de l'Innovation technologique (MTNIT).

Écrit par
SAIDOU SOW

Contributeur Blockchain Olam.

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